Étudiant à la maîtrise en science politique, Université Laval
Passer de :
« Je ne sais pas ce que je ne sais pas. »
à :
« Je sais ce que je ne sais pas. »
Vous ne maîtriserez pas tout en 55 minutes. Vous saurez toutefois nommer les possibilités, reconnaître les compromis et choisir votre prochaine étape.
| Heure | Activité |
|---|---|
| 13:05–13:25 | Présentation théorique |
| 13:25–13:45 | Démonstration pratique |
| 13:45–14:00 | Période de questions et retour à vos classes |
Source principale
Outils de recherche en sciences sociales numériques, « Livre d’outils ».
Chapitre 8, « Outils de rédaction en sciences sociales numériques : les langages de balisage », Alexandre Fortier-Chouinard, Étienne Proulx et Maxime Blanchard.
La grille d’évaluation reprend aussi le chapitre 1, « Le logiciel libre et le code source ouvert », Jozef Rivest et Catherine Ouellet.
Du texte lisible, des balises visibles et un document final compilé.
Les traitements de texte réguliers atteignent rapidement leurs limites lorsqu’un document comprend :
Les langages de balisage offrent une interface différente pour contrôler ces éléments.
Un langage de balisage est un ensemble de commandes entremêlées au texte.
Ces commandes, appelées balises, indiquent au logiciel comment structurer ou présenter le contenu :
La standardisation permet à une même balise de produire une action prévisible.
La compilation transforme le fichier source et ses balises en document final mis en page.
La source, les balises et le résultat peuvent être observés côte à côte dans un même environnement de travail.
| Année | Langage ou système |
|---|---|
| 1969 | GML, créé chez IBM pour standardiser des applications |
| 1985 | LaTeX |
| 1988 | BibTeX |
| 1993 | HTML |
| 1998 | XML |
| 2004 | Markdown |
| 2012 | R Markdown |
| 2022 | Quarto |
Le fil conducteur : rendre les mêmes commandes réutilisables entre systèmes.
Les langages peuvent communiquer entre eux dans un même fichier.
Plus l’abstraction augmente, plus la complexité technique est masquée.
HTML, XML et LaTeX demandent de préciser de nombreux détails techniques.
L’utilisateur contrôle directement :
Ce niveau offre beaucoup de puissance, mais exige davantage d’apprentissage.
Markdown cache la complexité derrière des commandes courtes et lisibles.
L’utilisateur peut se concentrer sur le contenu pendant que le système gère la conversion.
R Markdown et Quarto intègrent dans un même flux :
Pandoc agit comme convertisseur universel entre la source et les sorties.
Quand vous cliquez sur Gras dans Word, le logiciel enregistre une instruction de mise en forme, mais l’interface vous la cache.
Le balisage rend l’instruction visible et redonne du contrôle à l’utilisateur.
Traitement de texte
Langage de balisage
Les langages de balisage n’interprètent pas l’intention.
Compiler souvent permet de repérer l’erreur avant qu’elle ne s’accumule.
Un langage de programmation définit surtout des processus informatisés : récolter, analyser et visualiser des données.
Un langage de balisage encode et présente un contenu lisible par l’humain et la machine.
Dans un projet de recherche :
Quarto permet de réunir les deux.
Plus un document devient long et complexe, plus le balisage devient avantageux.
Une liste d’épicerie n’exige pas LaTeX. Une thèse complexe peut justifier son apprentissage.
Les avantages des langages de balisage combinent principalement :
| Critère | LaTeX | R Markdown | Quarto | Word |
|---|---|---|---|---|
| Accessibilité | Oui | Oui | Oui | Non |
| Communauté | Très grande | Grande | Moyenne, en croissance | Très grande |
| Popularité | Oui | Oui | Oui | Oui |
| Compatibilité | Moyenne | Forte | Forte | Faible |
| Transparence et réplicabilité | Oui | Oui | Oui | Non |
| Adaptabilité et flexibilité | Très forte | Forte | Forte | Forte |
LaTeX et Markdown peuvent utiliser BibTeX pour :
Word et Zotero automatisent aussi une partie du travail, mais avec moins de contrôle fin.
Le balisage permet de contrôler :
Ajouter du texte avant une figure ne devrait plus créer une demi-page vide imprévisible.
Quarto peut produire une figure ou un tableau dans le même fichier que le texte.
Si les données ou le code changent, le résultat est régénéré au prochain rendu.
La source documente donc à la fois le raisonnement et son résultat.
LaTeX permet d’écrire des symboles et équations complexes dans le texte ou dans un bloc distinct.
La composition, la numérotation et les renvois sont gérés automatiquement.
Les niveaux de titres définissent la structure logique du document.
Cette structure alimente automatiquement :
Une modification de l’ordre ne demande pas de renumérotation manuelle.
Un gabarit fournit une base professionnelle pour :
Le code du gabarit reste accessible : on peut comprendre, modifier et réutiliser ses choix.


Les gabarits peuvent être utilisés tels quels ou adaptés progressivement.
Markdown et Quarto peuvent produire un document Web, imprimable ou révisable à partir de la même source.
Pandoc Markdown permet d’intégrer dans un même document :
La sortie DOCX facilite la collaboration avec les personnes qui n’utilisent pas le balisage et avec les revues qui exigent Word.
LaTeX est largement adopté dans la publication scientifique.
La popularité apporte des bénéfices pratiques :
Overleaf comptait déjà des millions d’utilisateurs dans presque tous les pays.
LaTeX et Markdown possèdent de vastes communautés d’utilisateurs.
En cas de problème :
Même les utilisateurs expérimentés cherchent régulièrement des solutions.
Un modèle génératif peut expliquer ou proposer une balise, mais sa réponse doit être testée et vérifiée.
LaTeX et Quarto s’inscrivent dans la philosophie du logiciel libre et du code ouvert.
Gratuit ne signifie pas sans coût : l’apprentissage et l’entretien demandent du temps.
Markdown et LaTeX n’offrent pas nativement le suivi visuel de Word.
Les solutions possibles :
Git est puissant, mais un long paragraphe fortement modifié reste parfois difficile à comparer.
Les environnements ne possèdent pas tous un correcteur complet en français.
L’outil de rédaction ne remplace jamais une révision attentive.
Pour la rédaction scientifique :
Le meilleur environnement dépend du besoin, pas seulement du langage choisi.
Un langage de balisage implique généralement :
.tex, .md ou .qmd;.pdf, .docx ou .html.La compilation peut prendre plusieurs secondes. L’effet d’une balise n’est donc pas toujours visible immédiatement.
Cette séparation est un coût, mais elle rend le processus explicite et reproductible.
LaTeX est puissant, mais sa courbe d’apprentissage est marquée.
Markdown réduit ces difficultés avec des balises plus courtes et intuitives.
De Word vers LaTeX ou Markdown : les balises doivent souvent être recréées.
De LaTeX vers Word : Pandoc ne reconnaît pas toujours toutes les commandes.
De Quarto vers Word : la sortie DOCX est plus simple et peut utiliser un gabarit Word.
Les conversions complexes demandent toujours une vérification du document final.
Word demeure utile pour :
Le balisage devient surtout avantageux pour les documents longs, structurés, automatisés et reproductibles.
LaTeX, Markdown, Quarto et BibTeX reposent sur des syntaxes complémentaires.
Une commande LaTeX commence généralement par une barre oblique inversée.
Les accolades délimitent le contenu. Une commande peut en contenir une autre.
Chaque document LaTeX commence par un préambule qui définit notamment :
Il n’est pas nécessaire de tout mémoriser : partir d’un gabarit et chercher une commande précise est souvent plus efficace.
Le YAML décrit le document : métadonnées, format de sortie, table des matières, bibliographie, police ou gabarit.
Plus il y a de #, plus le niveau hiérarchique du titre est bas.
Markdown est particulièrement efficace pour des documents simples et professionnels.
Pour une mise en page très précise :
La simplicité de Markdown vient nécessairement avec moins de contrôle natif.
Chaque notice commence par @, indique un type de publication et possède une clé unique.
Dans LaTeX, \cite{darwin03} appelle la notice. Dans Quarto, la forme @darwin03 peut être utilisée.
Le langage, l’éditeur et le compilateur sont trois choix distincts.
VS Code
RStudio
Les deux permettent de travailler localement et de versionner les fichiers avec Git.
Selon le langage, il faut parfois ajouter :
rmarkdown pour R Markdown;.qmd;L’environnement doit reconnaître le langage avant de pouvoir le compiler.
Overleaf facilite l’écriture collaborative en LaTeX :
Contreparties : dépendance à Internet, limites de la version gratuite et absence de sorties DOCX ou HTML comparables à Quarto.
Il n’est pas nécessaire de tout comprendre avant de produire un premier document.
La première étape est de produire rapidement un petit résultat.
L’incompréhension initiale est normale et diminue par itérations courtes.
Pour gagner du temps :
Demander de l’aide externe fait partie du travail, même au niveau expert.
Une personne expérimentée peut reconnaître en quelques secondes :
La communauté constitue une composante du choix d’un bon outil.
Avant de commencer, vérifier ce que demande la revue, l’université ou le partenaire :
Le meilleur langage est celui qui permet d’atteindre la sortie réellement exigée.
Ne pas se limiter à un seul langage.
La polyvalence facilite l’adaptation aux pratiques des partenaires.
Une erreur récente est plus facile à trouver qu’une accumulation de dix erreurs.
Bon rythme :
Les sauvegardes et commits fréquents créent aussi des points de retour fiables.
Vérifier :
Une excellente mise en page ne compense pas une langue négligée.
Pour collaborer efficacement :
Les fichiers texte rendent la collaboration traçable, mais pas automatique.
La dernière étape consiste à dépasser les exemples de départ.
Les langages de balisage permettent de produire :
L’objectif n’est pas de tout mémoriser, mais de savoir quoi chercher ensuite.
À 14:00 : retour à vos classes.
